Non seulement
FreeCad a des
plugins, mais il permet l’usage des
macros, programmées en
Python… La découverte de ce que je vous laisse imaginer comme
un monde, à part entière, se fait, en français,
par ici.
Imaginez : vous êtes
facteur d’orgues, ce qui fait de vous un mec qui touche
un tant soit peu au bois (menuiserie, ébénisterie, charpente) entre autres bricoles rigolotes. Il y a des années de cela, vous avez pris le temps de vous plonger dans ce que l’on appelle en médecine la «
Littérature » pour ce qui regarde
l’établissement des diamètres de tuyaux d’orgues, disons entre le XIV
e et le XX
e siècle. Dans l’immensité de ma bonté, je vous suggère de vous précipiter vers le formulaire au bas de
cette page sans vous attarder sur sa lecture puisqu’aussi bien elle est plutôt réservée aux personnes psychiquement dérangées, dont Dieu, dans son infinie bonté et à ma différence, vous a préservé de la disgrâce. Cliquer sur «
Calculer » rempli, via
JavaScript, un tableau de valeurs (sur la droite) ; elles sont exprimées en millimètres. Mais cliquer sur «
Graphique » amène, via
PHP, à télécharger depuis les limbes un PDF ineffable qui, imprimé, reprend les mêmes valeurs produites par le formulaire, reproduisant ainsi l’usage de
ce qui était gravé sur cuivre à l’échelle 1 au XVIIIe siècle.
Vous me direz : tes tuyaux, c’est bien gentil, mais tu peux te les mettre … [
cencuré]. Je n’ai cure de vos impatiences ; je poursuis ma démonstration classée
Monuments Hystériques.
Dans l’orgue, il existe des
tuyaux de bois, donc quadrangulaires, mais
la majorité est en métal. Comme je suis assez joueur de nature (et assez âgé pour avoir, dans ma folle jeunesse, pris du plaisir ― mon Dieu quelle horreur ― avec
GW-Basic), j’ai aussi un tant soit peu étudié l’
API de
LibreOffice (anciennement
OpenOffice), suffisamment pour « faire causer » les
modules de la
suite entre eux, sachant qu’outre un
traitement de texte et un
tableur, il nous faut encore vous rappeler que
Draw n’a PAS d’équivalent chez
micro$lop.
Vous aurez compris que dernière
de simples façades qui comptabilisent moins de cent-trente tuyaux, se cache
tout un petit monde dont la planification de l’organisation peut s’avérer nécessaire… Or les dessiner à l’échelle 1, dans n’importe quel logiciel vectoriel porte à la lassitude et au bâillement désabusé par l’ennui ; en d’autres termes comme on le contre-pète souvent en facture d’orgues : «
ça brouille l’écoute ».
Joueur, donc, je suis, et
cacater des listes de diamètres de tuyaux d’orgues sur un tableur ne m’a jamais été refusé par la moindre constipation.
Ce machin-là a plus de dix-huit ans d’âge et fonctionne toujours dans son énoncé… Vous notez que loin de moi l’idée de vous convertir à ma religion ; il s’agit là, d’abord, d’exposer
des idées. Parce que ce qu’un simple
LibreOffice est capable de déjà proposer en
Basic est évidemment décuplé en
Python sur un
FreeCad qui a bien compris la nécessité de posséder en son sein
un module de tableur… Mes vieilleries sont dépassées ; la chose est acquise, même si elles restent valables pour des choses simples. Mais j’ai beaucoup de mal à imaginer que l’on puisse s’économiser
le paramétrique quand on projette de réaliser des choses concrètes.
Vous vous trouverez face au même dilemme que nous partageons tous : le temps d’apprentissage et la montagne d’énergie à fournir dont on sait parfaitement, dès le départ, qu’elle ne sera pas compactable. En cela, je vous laisse imaginer que je ne me suis pas engagé dans
FreeCad sans avoir pris le temps, aussi, de voir la
machinerie libriste et communautaire se lancer. D’autres projets (comme
LibreCad) peuvent, à très juste titre, faire saliver. Il reste qu’on est loin de notions aussi complexes (même si l’énoncé peut paraître très simple) de
calepinage ou de débits de pièces optimisées sur une surface. Mais si
FreeCad ne pilote encore que mal ou peu une CNC, tout est manifestement mis en place pour que cela devienne le cas à terme, sans doute de façon native. Ça, c’est évident. Cela n’empêchera sans doute pas, ici comme souvent dans le logiciel
Libre, que vous puissiez avoir à développer vos propres solutions, particulièrement si elles sont très «
métier ». En cela, il me faut aussi rappeler que le
Libre, pour reposer d’abord sur une
ontologie du partage n’est que très rarement simplement
gratuit.
Ça emmerde bien tous ceux qui ne voudraient qu’
en profiter ; mais c’est toujours une joie de leur rappeler que, dans ce paradigme, il est hors de question qu’on fasse le boulot à leur place.
Bons développements et autres découvertes à vous,
